ASSOCIATION SAUVER L'IMZAD

Saving the imzad is saving the near extinction of the Tuareg culture

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Les filles de l'espoir

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Cri d'alarme

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La 2e Rencontre Internationale d'Imzad

retour sur la 2e rencontre internationale d'imzad

14 au 16 janvier 2010
TAMANRASSET



L'IMZAD est SAUVÉ

Il y a aujourd’hui 10 ans, soit en 2003, que fut créée et agréée par décision du Wali de Tamanrasset, l’Association « Sauver l’Imzad » dont l’objectif essentiel était de participer à la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel du Hoggar en militant pour la préservation de l’Imzad, cet instrument mythique, expression identitaire, mais aussi vecteur puissant de l’Ahal, rassemblement mondain, littéraire et musical de ce savoir culturel ancestral.

 

Jusqu'à nos jours...

... de Tamanrasset à Djanet, d’Agadès à Niamey ou de Kidal à Bamako, partout dans l’Ahaggar, le Tassili des Ajjer, l’Aïr ou l’Adrar des Ifoghas au milieu de ces majestueux massifs, résonnent encore les exploits, histoires romancées, poèmes d’amour racontés ou chantés au son de la complainte de cet instrument culte, qu’est l’Imzad , que seules les femmes ont le droit de faire vibrer. D’ailleurs, on ne peut parler de l’Ahal et de l’Imzad sans faire référence à la belle Dassine, déesse de l’Ahaggar, reine de beauté, poétesse et virtuose de l’instrument, qu’elle sublima sa vie durant.

« Préfère à toutes voix,
Préfère avec moi la voix de l’Imzad,
Le violon qui sait chanter
Et ne soit pas étonné qu’il n’ait qu’une corde.
As-tu plus d’un cœur pour aimer ? »

On ne peut apprécier le chemin parcouru par l’Association « Sauver l’Imzad » , qui a développé et réalisé plusieurs projets pour la sauvegarde de cette culture, dont Dar El-Imzad, la Maison Internationale des Artistes, sans rendre justice à la population locale et en particulier à Feu Hadj Moussa Akhamok, pour pousser à la fois un cri d’alarme, face au constat de voir les détentrices de la tradition devenir avec le temps, moins nombreuses, mais aussi, un cri d’espoir, car des dispositions étaient prises, non sans peine, par l’appui des autorités locales, aux mécènes et sponsors, qui ont participé pour qu’une jeune génération prenne très vite, le relais.

Oui, car il fallait inscrire un processus au long cours dans une logique de développement durable et solidaire. Il fallait mobiliser, autour de l’Association, l’ensemble des acteurs du mouvement culturel de Tamanrasset et d’Illizi, ainsi que le monde de l’artisanat et du tourisme, pour développer des activités et organiser des rencontres autour de l’Imzad. En valorisant la culture touarègue, la formation des jeunes, l’organisation de rencontres interactives, fondées sur des principes de transparence et de prise de décision collégiale avec les partenaires et les membres de l’association, bénévoles dont la majorité est originaire du Hoggar.

C’est ainsi que des écoles de formation à l’imzad furent créées dans le Hoggar. Ainsi sur les deux-cents (200) jeunes filles inscrites, plus de soixante (60) pratiquent l’art de l’Imzad (jeu et fabrication de l’instrument) dont trois sont devenues maîtresses et enseignent dans ces écoles.
L’imzad fut ressuscité juste à temps car de l’ancienne génération, il ne restait que trois (03) maîtresses d’imzad.
« J’adore humblement les actes du Très Haut qui a donné à l’Imzad mieux qu’une âme »

L’IMZAD DE LA TRADITION A LA MODERNITE

Au cœur du désert naquit donc un jour une étincelle, qui au fil des siècles, édifiera patiemment un somptueux édifice fait de musique et de poésie, somptueux mais aussi fragile dans un monde moderne, à la fois plus ouvert et plus agressif.

En 2006, l’Association passant de la tradition à la modernité a créé le groupe « Imzad Tradition » qui maintien l’authenticité en sauvegardant aussi bien l’instrument, qui en restera l’âme, que le genre musical et vocal qui accompagne l’interprétation de ce premier groupe, farouche gardien du passé.

Pour ce faire, des éléments polyvalents parmi les formatrices, les artisanes et les jeunes filles des différentes écoles ont été sélectionnées. Ce groupe a participé à plusieurs festivals nationaux et internationaux.

IMZAD GUITARE

Pour englober tout le genre culturel touareg, un second groupe « L’Imzad – Guitare » formé de onze artistes, huit hommes et deux femmes, intègrera la guitare électrique, comme moyen d’expression, portant ainsi la tradition vers la modernité, dans un style pur de desert blues.

 

 



Pour suivre ces Groupes d’artistes et en savoir davantage visitez leur site :

www.imzad.net




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