SAUVER L'IMZAD
« L’imzad est aux Touareg ce que l’âme est au corps »
Feu Hadj Moussa Akhamok, Aménokal des Touareg
Les 5 dernières joueuses d'imzad
L’imzad est une vièle monocorde, qui nous vient de la nuit des temps. Plus qu’un instrument, l’imzad est un symbole du pouvoir, suggérant une musique particulière vouée à un ordre social, à une organisation de l’espace et du temps. Cet instrument est exclusivement réservé aux femmes.
Sur un air d’imzad, l’homme chante. Et seul le son de la voix de l’homme est admis à se mêler à celui de l’instrument. Aucun autre instrument n’est associé à l’imzad.
Chaque évènement, n’importe quel détail de la vie, tout est rimé ou chanté. La valeur donnée à cet acte en lui-même est particulière, l’ambiance et l’atmosphère en sont tout le charme.
Mais la pureté, l'authenticité et la beauté de cette culture sont menacées. Il ne reste vraisemblablement plus que 5 vieilles femmes qui savent encore fabriquer l'imzad et en jouer.
Avec leur disparition,
c’est toute une identité culturelle qui disparaît.
Journées culturelles autour de l'Imzad
Pour la première fois, 35 Touareg à Alger
au palais de la Culture.
Pour la première fois les quatres vieilles joueuses d'imzad : Alamine Khoulen, Dmeyla Edaber, Chtima bouzid et Biyat Edaber accompagnées de leurs meilleures élèves se sont produites du 26 avril au 1er mai 2008 à l'auditorium du Palais de la Culture à Alger pour faire connaître leur art.
